lundi 30 janvier 2012

Le lendemain

Le lendemain, de Denis Peiron


J’attendais depuis longtemps sur le bord de la route
quand il est arrivé et m’a dit de monter.

Il connaissait la France. Il y était allé. Il était jeune. C’était la guerre.

J’étais nazi.

J’aurais été gêné. Et lui ne l’était pas, qui souriait vaguement.

C’était une autre époque.



Dans les rues de Mayence, un vieil homme marchait.
Puis il s’est effondré.

C’était le lendemain.

Il fallait réagir.
Il fallait faire vite.
Il le fallait vraiment.

Et j’ai continué.
J’ai poursuivi ma route.

D’autres y étaient allés.

C’était le lendemain.

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